Dans trois États du nord du Nigeria, les aviculteurs réduisent leurs lots ou ferment, selon une dépêche de la News Agency of Nigeria du 20 octobre reprise par eFeedLink. Le détail important n'est pas que l'aliment soit cher. C'est qu'il est devenu moins cher et que les fermes ferment quand même. Pourquoi les élevages ferment-ils alors que le prix du sac baisse ? Parce que le problème a quitté le coût pour la demande.
À Bauchi, Gombe et Jigawa, un sac de 25 kg se vend entre 20 000 et 23 000 nairas, soit environ 13 à 15 dollars. Margret Yohanna, éleveuse à Bauchi, a ramené ses mises en place de 100 à 50 poussins, et estime à environ 8 000 nairas, près de 5 dollars, le coût d'alimentation d'un poulet du démarrage à la finition. À Dutse, le revendeur Aliyu Hamza indique que le même sac se vend désormais entre 20 000 et 22 000 nairas, contre 24 000 auparavant, et il attribue cette baisse à la faiblesse de la demande, non aux matières premières.
Du côté des ventes, le tableau est plus sombre. Sunusi Abdu, de l'association des vendeurs de volaille de l'État de Jigawa, indique que les ventes quotidiennes sont passées d'environ 150 à 60 oiseaux. À Gombe, l'éleveuse Florence John estime que 30 à 40 % des aviculteurs de sa localité ont fermé, faute de pouvoir payer l'aliment et les vaccins. Dans les trois États, les éleveurs réclament prêts, subventions et soutien à la production locale.
Il ne s'agit donc pas d'une flambée des prix. Une réunion de la Poultry Association of Nigeria, tenue avant le Nigerian Poultry Show du 3 au 5 novembre à Abeokuta et rapportée par Punch et The Guardian, situe l'aliment à environ 75 % des coûts de production, aux côtés des poussins d'un jour, du financement et des maladies. Les intervenants réclament un crédit agricole à un chiffre.
Pour ceux qui vendent des prémélanges, des additifs ou de l'aliment composé sur ce marché, trois conséquences. D'abord, un sac moins cher n'est pas un signal de reprise. Quand un revendeur baisse son prix parce que les volumes se sont effondrés, c'est toute la chaîne de valeur de la ration qui se contracte, et l'incorporation du prémélange est l'une des premières lignes qu'un moulin sous pression rogne. Attendez-vous à des demandes de formules à taux réduits. C'est là que le contrôle qualité se justifie, car un prémélange sous-dosé donne des oiseaux qui n'atteignent pas le poids, et l'éleveur en rend responsable l'aliment.
Ensuite, la fermeture de 30 à 40 % des petites fermes dans une localité concentre la demande sur des acheteurs moins nombreux et plus gros. Ces acheteurs négocient plus durement et demandent des documents. Un fournisseur capable de présenter une fiche technique, un numéro de lot et une analyse régulière conservera le compte qui survit.
Enfin, la contrainte réelle est la trésorerie, pas le prix à la tonne. Un éleveur qui ne trouve pas 8 000 nairas pour mener un poulet au poids de marché ne changera pas de marque pour un écart de quelques nairas par sac. Des conditionnements plus petits et des paiements échelonnés font plus pour le volume qu'une remise.
Pour les acheteurs, la leçon pratique est d'arrêter de comparer des sacs et de comparer le coût par kilo de poids vif ou par œuf. Deux aliments au même prix par sac peuvent différer de 8 à 10 points d'indice de consommation, ce qui vaut plus que n'importe quelle remise.
Nous fournissons prémélanges et additifs aux provenderies et élevages d'Afrique de l'Ouest, du conditionnement d'1 kg pour les essais au sac de 25 kg. Si vous reformulez pour protéger votre marge cette saison, envoyez votre formule actuelle et l'espèce visée sur WhatsApp, nous vérifierons les taux d'incorporation avant tout achat.