Le seize octobre, lors de la célébration Eko de la Journée mondiale de l'alimentation à Ikeja, le gouvernement de l'État de Lagos a fixé un objectif qui intéresse tous ceux qui vendent de l'aliment. L'État veut passer d'une couverture d'environ vingt pour cent de sa demande alimentaire à quarante pour cent, et pour l'élevage le chiffre phare est le bovin, avec un programme visant à engraisser au moins cent mille têtes par an. Avec plus de vingt-deux millions d'habitants et très peu de terres, Lagos ne peut pas étendre les surfaces cultivées, elle doit donc intensifier, et l'intensification signifie de l'aliment acheté.
Ce qui a été annoncé
Le gouverneur, représenté par le gouverneur adjoint, a présenté les actifs d'élevage qui soutiennent cet objectif. Un projet de feedlot bovin à Igbodu dans la zone d'Epe, une ferme laitière pilote à Yafin dans le secteur de Badagry où la production de lait frais a déjà commencé, et le Centre d'excellence aquacole de Lagos, également à Epe, en partenariat public-privé, avec écloserie, usine d'aliment et unité de transformation. Le centre devrait produire cinquante millions d'alevins, deux mille tonnes de poisson et vingt-quatre mille tonnes d'aliment aquacole par an. L'État a aussi cité la rizerie d'Imota à environ deux millions et demi de sacs de cinquante kilos par an, et décrit une feuille de route de cinq ans fondée sur les infrastructures et les marchés, la production et la transformation, les compétences et l'appui aux producteurs.
Ce que cent mille têtes représentent en tonnes
Faites le calcul avant de planifier vos capacités. Un animal en finition qui entre à deux cent cinquante kilos et sort vers quatre cents kilos en une centaine de jours consomme près de huit kilos de matière sèche par jour, soit environ huit cents kilos sur le cycle. Multipliez par cent mille têtes et le programme implique de l'ordre de quatre-vingt mille tonnes de matière sèche par an, dont peut-être un tiers à la moitié de concentré. C'est une estimation de planification, pas un chiffre d'achat, mais l'ordre de grandeur compte, ce marché n'existait pas à cette échelle dans le sud-ouest il y a quelques années.
Où se situe le risque technique
Les bovins en feedlot recevant une forte proportion de concentré constituent le contexte classique de l'acidose ruminale, et les animaux qui arrivent du nord sont souvent fatigués, poussiéreux et porteurs de parasites. L'aliment qui fonctionne dans ce système n'est pas simplement le moins cher au sac, c'est une ration avec une montée contrôlée du concentré, des fibres efficaces, un tampon lorsque la charge en amidon est élevée, de la levure vivante pour stabiliser le rumen, et un prémix minéral formulé pour le gain et non pour l'entretien. Les acheteurs qui ont connu un prémix mal mélangé savent combien l'irrégularité coûte cher quand mille animaux mangent à la même auge.
Ce que les fournisseurs doivent préparer
Trois étapes concrètes. D'abord, rédiger une spécification de prémix d'engraissement avec le rapport calcium sur phosphore et les niveaux d'oligo-éléments noir sur blanc, pour pouvoir répondre à un appel d'offres sur documents plutôt que de vive voix. Ensuite, construire l'argument logistique pour Epe et Badagry, car un feedlot ne peut pas stocker six mois de prémix dans l'humidité côtière et voudra des livraisons fréquentes, petites et sèches. Enfin, soigner la documentation, numéros de lot, certificat d'analyse et formule stable, puisque les projets liés à l'État demandent de plus en plus de traçabilité avant de signer.
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