Céréales fourragères au plus haut depuis des années : que faire dans les élevages d'Afrique de l'Ouest ?
Les acheteurs d'aliments en Afrique de l'Ouest le sentent bien : la pression monte. Dans son bilan mensuel publié le 2 octobre, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) indique que son indice des céréales s'est établi en moyenne à 122,8 points en septembre, en hausse de 5,1 % par rapport à août et de 17,2 % sur un an. Le cours mondial du maïs a grimpé de 5,6 % en un mois, atteignant son plus haut niveau depuis plus de trois ans, et celui du sorgho a bondi de 13,7 %.
Pourquoi cette hausse
La FAO cite trois pressions principales : des rendements inférieurs aux prévisions aux États-Unis, une baisse des exportations de maïs du Brésil et les perturbations logistiques en mer Noire, alors que l'incertitude sur le transit par le détroit d'Ormuz maintient les coûts du carburant, des engrais et du fret à un niveau élevé. La FAO prévoit désormais une production céréalière mondiale de 2 979 millions de tonnes en 2026, en recul de 2,1 % par rapport à 2025, mais toujours deuxième récolte historique. L'indice général des prix alimentaires s'établit à 136,0 points en septembre, soit 5,8 % de plus qu'un an auparavant.
Le regard ouest-africain
Les intrants alimentaires importés répercutent directement ces mouvements sur les fermes de la région, pendant que la demande d'aliment industriel continue de croître. Le Plan directeur de l'élevage 2026–2040 du Nigeria, adopté en avril, estime la disponibilité annuelle en matière sèche fourragère à 194,7 millions de tonnes pour un besoin de 212,4 millions — un déficit de 8,3 % — et projette un cheptel bovin passant d'environ 61 millions de têtes vers 75 millions d'ici 2040. En septembre, le groupe agro-industriel Olam Agri a lancé à Kaduna sa première gamme d'aliments pour bovins, signe que les grands acteurs parient sur l'industrialisation de l'alimentation des ruminants. Côté volaille, l'indice des viandes de la FAO a reculé de 1,1 % en septembre sur des cotations plus basses : les fermes sont prises entre des prix de vente en baisse et un aliment plus cher.
Cinq réponses concrètes pour les élevages
1. Achetez tôt et stockez bien. Attendre une baisse des cours est un pari. Sécuriser le maïs et les sons juste après récolte vaut mieux que les achats de panique.
2. Supprimez les pertes invisibles. Conception des mangeoires, qualité des granulés et insectes de stockage peuvent gaspiller 2 à 5 % de chaque tonne achetée.
3. Améliorez la conversion de chaque tonne. Un indice de consommation amélioré de 0,05 chez le poulet de chair économise environ un kilo d'aliment par sujet sur un cycle — un amortisseur direct contre les cours élevés.
4. Ne retirez pas vitamines et minéraux. Diluer la ration sans rééquilibrer le prémix ralentit la croissance et allonge le cycle : cela coûte plus que cela n'économise.
5. Reformulez avec les matières premières locales. Un nutritionniste peut souvent rééquilibrer une ration autour de sources d'énergie ou de protéines locales, à un coût inférieur à l'importation.
Le prémix est la partie la moins chère de la ration — et celle qui décide de l'efficacité avec laquelle les matières coûteuses sont utilisées. Jinmao Biotech fabrique des prémix volailles, bovins, porcs, ovins et caprins ainsi que des additifs à l'export, avec un appui formule adapté aux matières premières d'Afrique de l'Ouest. Contactez-nous sur WhatsApp pour un devis ajusté à vos prix actuels.