Les 21 et 22 septembre 2026, la Commission de la CEDEAO a réuni des représentants des États membres, de l'Alliance des États du Sahel, du Tchad et de leurs partenaires techniques pour la revue finale d'un guide régional de formation sur les aflatoxines. Le document a été adopté par consensus et publié le 29 septembre. Les travaux ont été facilités par la Direction de l'agriculture et du développement rural de la CEDEAO avec l'Agence régionale pour l'agriculture et l'alimentation, sous la présidence de la délégation du Sénégal, qui assure la présidence tournante de la Conférence des chefs d'État. Une vingtaine de participants des autorités nationales de sécurité sanitaire des aliments ont avalisé cet outil.
Pourquoi la région s'est dotée d'un guide commun
Les aflatoxines sont des substances toxiques produites par des moisissures du genre Aspergillus. Cancérogènes, elles résistent à la plupart des traitements ordinaires et contaminent le maïs, l'arachide, le tourteau de coton et bien d'autres matières premières courantes. Les lots contaminés sont refusés par les acheteurs, détruits aux frontières et, chez les laitières, excrétés dans le lait sous forme d'aflatoxine M1, d'où la sévérité des normes laitières des marchés d'exportation. Jusqu'ici, chaque pays formait ses inspecteurs à sa manière. Le nouveau guide, élaboré dans le cadre du Programme de résilience des systèmes alimentaires financé par la Banque mondiale et s'appuyant sur le Partenariat africain de lutte contre les aflatoxines de l'Union africaine, offre aux États membres un cadre de référence harmonisé couvrant la prévention, la détection, la surveillance et la gestion du risque du champ au marché.
Ce que le guide CEDEAO sur les aflatoxines change pour les acheteurs d'aliment
Le guide est un outil de renforcement des capacités, pas un nouveau maximum légal, et aucune limite n'a changé ce jour-là. Son effet concret apparaîtra au fil des prochaines campagnes. Quand inspecteurs, laboratoires et établissements de formation de toute la région travaillent à partir du même manuel, l'échantillonnage devient plus cohérent et l'application des limites existantes se durcit. Pour les fabricants et les importateurs, cela signifie qu'un lot de maïs accepté sans analyse l'an dernier pourrait exiger un certificat dès la prochaine campagne. Les acheteurs de maïs, de produits d'arachide, de tourteau de coton et de sous-produits céréaliers ont intérêt à renforcer dès maintenant le contrôle de leurs fournisseurs, avant que leurs propres vérifications ne deviennent le maillon faible.
Des étapes concrètes pour fabriques et élevages
Commencez par les cahiers des charges. Fixez des limites d'humidité pour chaque matière première entrante, exigez des certificats d'analyse des fournisseurs réguliers et convenez de qui paie l'analyse quand un lot est refusé. Établissez un plan d'analyse fondé sur le risque, en échantillonnant à chaque livraison les matières les plus exposées comme le maïs et le tourteau d'arachide. Renforcez la discipline de stockage, car la moisissure se développe dès que le grain reste chaud et humide. Et intégrez un capteur de mycotoxines éprouvé dans les rations construites sur des matières premières régionales, car même une bonne surveillance ne peut éliminer chaque grain contaminé.
Transformer une règle en avantage
Des normes harmonisées récompensent les fabriques qui gèrent déjà des opérations propres. Un producteur capable de présenter des contrôles fournisseurs documentés et des résultats d'analyses trouvera plus facilement sa place auprès des laiteries et des intégrateurs, à mesure que l'application des règles devient plus prévisible. Jinmao Biotech fournit des premix, des capteurs de mycotoxines et des additifs avec une documentation technique complète. Si vous souhaitez faire le point sur le risque mycotoxines de vos rations actuelles, contactez notre équipe sur WhatsApp et nous vous aiderons à bâtir un plan d'analyse et de protection pratique.